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Quel a été votre parcours avant de rejoindre Notre Basse-Cour ?

J’ai fait mes études dans le commerce. J’ai obtenu un BTS Management des unités commerciales et je souhaitais poursuivre jusqu’au master. L’Ifag a retenu mon dossier, mais aucun patron ne m’a proposé d’alternance. Vu le prix de l’école, j’ai préféré laisser tomber. Après quelques mois au chômage, je suis rentré au Crédit Agricole. J’ai commencé comme agent de guichet. J’ai grimpé les échelons jusqu’à atteindre le poste de conseiller professionnel. Les années passant, ma structure s’éloignait progressivement de mes valeurs, m’imposant des décisions difficiles. Je n’adhérais plus au message que je délivrais à mes clients et les incivilités se multipliaient. J’ai fini en burn-out, lessivé par ce métier qui ne me correspondait plus. J’avais besoin d’un second souffle. C’est là que j’ai repensé à l’agriculture.

Pourquoi vous tourner vers l’agriculture ?

Je n’ai jamais cessé d’appartenir au monde rural. J’ai grandi dans la ferme de mes parents au milieu des prairies d’Agonges. Déjà petit, j’aidais de temps en temps aux champs. J’ai créé un lien profond avec la nature, le bocage bourbonnais et avec les animaux qui y vivent. Cette fibre agricole familiale faisait partie de moi, mais je n’ai jamais pensé à suivre cette voie. Ça ne me semblait tout simplement pas fait pour moi. Du moins, jusqu’en 2018.

Qu’est-ce qui a changé en 2018 ?

Je cherchais un domaine dans lequel me reconvertir. Avec mes compétences, j’avais plusieurs possibilités. L’agriculture occupait une place toujours plus grande dans mon esprit. L’aviculture, plus précisément. L’idée me plaisait, mais encore fallait-il la rendre concrète. L’air de rien, j’ai commencé à étudier les différents systèmes existants. L’intégration revenait souvent, mais ça ne me convenait pas. Avec leurs impératifs de production, les labels vous rendent dépendant des grosses structures. L’aviculteur ne maîtrise pas son élevage et se retrouve simple exécutant d’une machine qui le dépasse. Alors, j’ai continué à fouiller. En 2018, j’ai découvert Notre Basse-Cour®. J’ai tout de suite adhéré au concept ! J’ai acquis la certitude que si je me lançais en aviculture, ça passerait par votre franchise !

Vous avez alors contacté Notre Basse-Cour® ?

Non. Je n’ai pas osé. Perdu dans le Nord de l’Allier, je me pensais bien trop loin pour intégrer le réseau. Je ne savais toujours pas si c’était vraiment fait pour moi, si ça me rendrait réellement heureux. Alors, j’ai tergiversé et repoussé ce premier contact. Le confinement de mars 2020 a changé la donne. Une mauvaise expérience de recrutement, sur une autre piste de reconversion au sein de mon ancienne entreprise et un burn-out ont achevé de me convaincre. J’ai pris mon courage à deux mains et je me suis lancé !

Comment avez-vous vécu votre intégration à la franchise ?

Cette dernière année a été particulièrement intense, mais je ne regrette rien ! Notre Basse-Cour® me laisse une véritable indépendance. Je suis totalement libre de choisir comment m’organiser, comment m’occuper de mon exploitation et comment penser mes méthodes d’élevage. La seule contrainte, c’est le cahier des charges, et je ne le perçois pas comme tel ! Il correspond à mes valeurs et à ma conception de l’aviculture.

Quelles valeurs du réseau vous ont séduit ?

La manière de concevoir l’élevage : la nourriture, les soins, l’habitat, le zéro impact, etc. Tout se veut au plus près de la nature ! Les poules sont en petit groupe, libres de leurs mouvements et de leurs interactions. Le bien-être animal se trouve au cœur de nos préoccupations. Nous façonnons un écrin de nature épanouissant pour elles. Nous nous soucions tous de la richesse du couvert végétal de nos prairies pour favoriser la biodiversité.

Comment avez-vous pensé votre élevage ?

À mon image ! Je le conçois accueillant, pour moi comme pour mes visiteurs ! Je veux qu’il soit organisé, joli, sympa et, bien sûr, adapté à mes poules. À l’inverse de mon précédent boulot, je voulais un lieu où je me sente bien. J’espérais me lever le matin, heureux d’aller au travail. Pour l’instant, le pari semble réussi !

Quelle relation entretenez-vous avec les autres franchisés ?

Notre Basse-Cour® ne se limite pas à un mode d’élevage respectueux de l’environnement. C’est surtout une grande famille d’aviculteurs solidaires. On collabore, on échange, on partage ! C’est très riche au quotidien ! J’adorais cette réciprocité dans mon ancien boulot et j’avais peur de la perdre. Au sein du réseau, tout le monde est très réceptif. Les éleveurs franchisés se soutiennent, font preuve de générosité et s’entraident en cas de pépin. Ces échanges me rassurent. Lorsque la situation sanitaire actuelle se sera améliorée, je pourrais enfin participer à ma première réunion du réseau. J’ai hâte ! Je n’attends que ça !

Comment vivez-vous votre relation avec votre franchiseur ?

Je sais que nous sommes liés avant tout par une relation commerciale, mais je ne le ressens pas comme ça. Je le vois plus comme un tuteur bienveillant qui m’accompagne vers la réussite. Il y a vraiment une ambiance amicale, familiale dans la franchise. Christian nous met en confiance et nous aide à nous sentir bien dans le réseau.

Prêt à vous lancer dans le grand bain ?

Malgré tous mes préparatifs et le soutien de Christian, j’ai le trac ! Il y a toujours une part d’inconnu dans le démarrage d’une nouvelle activité. Mes poules seront-elles heureuses dans leur parc ? Mes œufs trouveront-ils preneurs ? Seul le temps me le dira.

Et si c’était à refaire ?

Je signerais à nouveau les yeux fermés ! En rejoignant la franchise, je suis convaincu d’avoir fait le bon choix. Je ne pouvais pas rester malheureux toute ma vie dans un boulot qui ne me correspondait plus. Aujourd’hui, je pense être enfin à ma place.